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Projet
domiciliaire Les Boisés de l’Abbaye à Saint-Romuald (Position du Conseil de bassin de la rivière
Etchemin, du Comité de restauration de la rivière Etchemin et du Conseil régional
de l’environnement Chaudière-Appalaches, le 10 mai 2002) CONSIDÉRANT ·
Que la
propriété du Groupe financier Alpha (GFA) 2001 inc. se caractérise par la
qualité particulière des boisés de cet ancien domaine des sœurs
Cisterciennes et du paysage qu’il offre dans sa proximité de la rivière
Etchemin; ·
Que ce
site, localisé dans le secteur aval de la rivière Etchemin, est reconnu pour
sa valeur faunique et son potentiel récréotouristique et que le Comité de
Restauration de la Rivière Etchemin entend y développer des activités de
loisirs (pêche sportive, randonnées pédestres, etc.) pour l’ensemble de la
collectivité; ·
Qu’environ
40 % des bandes riveraines du tronçon principal de la rivière Etchemin ont
perdu leur aspect naturel et leurs fonctions écologiques en raison de
l’expansion des activités agricoles, de l’urbanisation et de
l’industrialisation le long du cours d’eau; ·
Que
l’importance de la pente en bordure de la rivière Etchemin implique, pour empêcher
l’érosion du sol, de préserver un couvert végétal dense; ·
Que le bâtiment
du monastère (ayant une architecture d’origine) situé sur la propriété
possède une valeur patrimoniale reconnue dans le schéma d’aménagement de la
MRC Les Chutes-de-la-Chaudière et devrait préférablement garder une vocation
sociale (services communautaires locaux) plutôt que résidentielle; ·
Que les
plans d’aménagement d’ensemble (P.A.E.) touchant ce domaine, désigné sous
la zone 201, établissent des critères d’évaluation minimaux, tels: ·
Que les
composantes de l’abbaye ayant une architecture d’origine doivent être préservés
et le plan d’aménagement doit traduire leur mise en valeur; ·
Que les
jardins entourant l’abbaye doivent également être préservés et faire
l’objet d’une mise en valeur profitant à l’ensemble du secteur résidentiel
à développer; ·
Que les
alignements d’arbres doivent être préservés et les arbres du secteur boisé
doivent être le plus possible conservés et intégrés au développement résidentiel;
·
Que les
jardins de l’abbaye doivent être convertis en parc d’ornementation
accessible à l’ensemble de la population de la ville; ·
Que près
du 2575, rue de l’abbaye, adjacent à la bande de circulation de 20 mètres,
la hauteur du premier bâtiment résidentiel doit être de l’ordre de deux étages
pour monter par la suite à 4 étages ou 13,4 mètres maximum;
·
Qu’un
lien doit être aménager entre le parc du domaine Etchemin et le parc de la
rivière Etchemin pour les bicyclettes, patins à roues alignées, etc., d’une
largeur de 20 mètres sur le pourtour du
terrain, vers la rue Beaumont; ·
Que
l’intégrité du couvert végétal devra être respectée en bordure de la
falaise. ·
Que selon
le Plan directeur de conservation de la bordure fluviale de la ville de
Saint-Romuald et le Plan de conservation des milieux naturels de l’ancienne
ville de Saint-Romuald (1997), effectués en partenariat avec les Amis de la
vallée du Saint-Laurent, le domaine des Cisterciennes, notamment les vastes
boisés (4 000 000 de pieds carrés) qui entourent l’abbaye, avaient été
ciblés comme un des sept sites naturels méritant une conservation particulière; ·
Que la
notion d’espace naturel exclue tout stationnement et piste cyclable; ·
Qu’en
matière d’espaces naturels, la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme,
habilite la ville à créer des
parcs,
en obtenant une cession d’au plus 10 % de la superficie ou de la valeur d’un
site faisant l’objet d’une opération cadastrale réclamée par un
promoteur; ·
Que pour
un apport de 538 habitations taxables, près de 125 000 citoyens de la nouvelle
ville de Lévis ne pourront plus profiter d’un patrimoine naturel unique; ·
Que lors
du sommet régional sur la planification stratégique du CRCD, il a été retenu
dans l’atelier sur l’environnement (la priorité 3) de « protéger,
réhabiliter, restaurer et mettre en valeur l’environnement physique et
naturel de la région » notamment par les trois objectifs suivants :
·
De
maintenir l’intégrité des sites d’intérêts esthétiques et identitaires
du territoire (ex.: les paysages); ·
De
favoriser la conservation des espaces boisés tant en milieu rural qu’urbain; ·
D’augmenter
les superficies de conservation de la région et de rendre des superficies
d’aires protégées accessibles à la population; IL EST RECOMMANDÉ ·
Que la
ville de Lévis et le promoteur s’engagent à sauvegarder l’intégrité du
boisé et à préserver une bande
riveraine de plus de 50 mètres, et ce sur le pourtour
du terrain, afin de favoriser le maintien de la biodiversité en bordure de la
rivière; ·
Que la
ville exige, comme le permet la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, une
cession de 10% de la superficie du site pour y aménager un parc boisé, et non
un parc de stationnement. Cet espace permettra de préserver un maximum
d’arbres de l’ancienne propriété des sœurs Cisterciennes; ·
Qu’un
plan d’aménagement intégré, incluant le projet domiciliaire, soit soumis à
une consultation publique, dans la perspective de la mise en valeur de ce site
historique et de son paysage; ·
Que la
ville revoit à la baisse les densités d’habitations dans les secteurs boisés
ainsi qu’à proximité de la rivière Etchemin de façon à réduire
l’abattage d’arbres et à préserver au maximum le milieu naturel en bordure
de la rivière; ·
Que dans
le secteur boisé, en arrière de l’abbaye, une étude du couvert forestier
soit effectuée de façon à ce que le développement puisse protéger certains
spécimens matures ou des concentrations d’arbres spécifiques. Cette dernière
recommandation vise à assurer une continuité visuelle du boisé et ainsi éviter
une coupure radicale à la limite du parc régional; ·
Que
l’on évalue la possibilité d’aménager la piste cyclable de façon à ce
qu’elle puisse longer la bande riveraine en y intégrant des percées dont un
observatoire public au patrimoine naturel qu’offre la rivière Etchemin, et de
manière à obtenir une intégration d’un parc linéaire reliant le parc du
domaine Etchemin au parc régional de la rivière Etchemin; ·
Que
l’intérêt public, qui est fortement concerné par ce projet privé, soit
servi au mieux des possibilités. |