COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

 

             Rabaska sous l’œil attentif du CRECA          

 

Lévis, le 16 novembre 2004 – Le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA) est d’avis que seul un processus d’évaluation environnementale complet peut permettre de porter un jugement crédible sur le projet Rabaska. Ce processus, notamment par le biais du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), permet d’obtenir toute l’information requise pour poser un diagnostic. Depuis l’annonce du projet de terminal méthanier dans le secteur Ville-Guay – Beaumont, et suite à des séances d’information tenues à l’été et l’automne, le CRECA questionne la pertinence du site d’implantation, entre autres pour des raisons de sécurité.

 

Guy Lessard, président du CRECA, précise : « Par le passé, les organisations environnementales, dont le CRECA, ont réclamé la mise en place de processus d’évaluation environnementale rigoureux et démocratiques. Bien que le projet Rabaska soulève beaucoup d’inquiétudes et d’opposition dans la population, chez les élus municipaux et les groupes environnementaux, le CRECA ne prend pas position définitivement à ce stade-ci. Le CRECA dispose d’informations parcellaires sur le projet, mais se prononcer avant même qu’un projet bien défini soit présenté dans le cadre d’audiences du BAPE, irait à l’encontre des principes que nous défendons. »

 

Par ailleurs, depuis l’annonce du projet de terminal méthanier, on constate des lacunes importantes au plan de l’information du public. De l’avis de Julie Boudreau, directrice générale du CRECA : « Au-delà de la nature du projet et de ses conséquences appréhendées, on comprend facilement que plusieurs intervenants de la région se prononcent contre ce projet. Les consultations publiques tenues par les promoteurs, de même que la stratégie de promotion de Rabaska  ne constituent pas un modèle de transparence. À plusieurs reprises, les promoteurs n’ont pas répondu adéquatement aux questions qui leur ont été adressées, notamment en ce qui concerne l’utilisation des nouveaux volumes de gaz et ses impacts sur le bilan d’émissions de gaz à effet de serre ».

 

La recevabilité d’un projet doit s’appuyer sur sa nécessité, sa viabilité économique, son acceptation par la communauté et la protection de l’environnement.

 

Rappelons que le CRECA est un organisme à but non lucratif dont la mission consiste à promouvoir une vision régionale de l’environnement et du développement durable. À cet égard, le CRECA prévoit soumettre le projet Rabaska à un processus d’évaluation basé sur les principes du développement durable.

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Source :                 Guy Lessard, président du CRECA Tél. : 418-338-1906

Julie Boudreau, directrice générale du CRECA Tél.: 418-832-2722